COUP DE PROJECTEUR DU MOIS

 

 Les coups de projecteur des mois précédents sont archivés dans Parcours de Mémoire.

Juillet 2018

Antoine et Baptiste COMMEYRAS

En 2014 et 2015, avec la découverte de la correspondance de cette famille dans le grenier de leur maison, nous avions déjà évoqué ces deux soldats nés au Cun. Ils sont revenus vivants après avoir été mobilisés pendant toute la guerre, ils ont donc bien leur place dans cette rubrique.

Fils de Jean Baptiste COMMEYRAS et de Rose MARCILLAC, Antoine est né le 2 janvier 1879, il décède au Cun en 1929, après avoir quitté Paris où il travaillait. Malade, c’est auprès de sa soeur Rosalie et de son frère Jean Baptiste, qu’il décède. Les lettres échangées par les soeurs d’Antoine au sujet de sa maladie décrivent des symptômes qui ressemblent à ceux du paludisme. Rien d’étonnant pour un soldat de l’armée d’Orient!

Après 3 ans de service militaire à Briançon de 1900 à 1903, dans le 159e RI Alpin où il est tambour, Antoine est mobilisé en 1914, d’abord dans l’Infanterie puis dans le 16e Escadron du train des équipages militaires autos. Il a fait la guerre à Mytilène d’où il envoie de nombreuses cartes.

Célibataire, il travaille à Paris avant et après la guerre où il a exercé différents métiers: domestique, employé des Pompes Funèbres comme tenturier, courtier en vins.

S’il n’est pas « Mort pour la France » c’est la guerre malgré tout qui semble la cause de sa mort.

Son frère Jean Baptiste, quant à lui a fait toute la guerre dans les tranchées. De lui nous n’avons qu’une photo déjà très âgé, il meurt en 1953, après avoir passé la majeure partie de son existence au Cun où il était agriculteur.

Avant  de faire son service militaire, dont il a été en partie dispensé comme « fils aîné de veuve », Baptiste a été placé dans le Midi,  dans de grands domaines,  où il se plaint de conditions de travail difficiles.

Réserviste, il arrive au corps le 8 octobre 1914, dans le 123e Régiment Territorial d’Infanterie. Il sera démobilisé le 3 janvier 1919. Ces lettres écrites au crayon à papier, depuis les tranchées sont un témoignage émouvant (on peut en lire certaines dans Parcours de Mémoire, année 2015)