COUP DE PROJECTEUR DU MOIS


 Les coups de projecteur des mois précédents sont archivés dans Parcours de Mémoire.

Novembre 2017

 Ils sont revenus vivants:

Trois frères de la famille PÉRIER, fils de Jean et de Marie Rose MALAVIOLLE, une famille très anciennement implantée à Trélans.

Le plus ancien membre connu de la famille, Jean, né environ en 1651, est fils d’autre Jean et de Jeanne SAGNET. On remonte donc au début du XVII e siècle.

Le plus célèbre des trois frères ayant fait la guerre de 14-18, est Jean Baptiste Augustin, étudiant ecclésiastique à Carthage en Tunisie, au moment du Conseil de révision en 1892, après des études chez les Pères Blancs de St Laurent d’Olt. Il poursuit ses études au séminaire de Kouba à Alger et devient professeur d’arabe et curé en Algérie.

Son registre matricule nous le décrit: cheveux et sourcils châtains foncés, yeux châtains, front découvert, nez gros, bouche moyenne, menton rond visage allongé, taille 1m76.

Tout d’abord réformé par la commission spéciale d’Alger en 1897, pour acuité visuelle insuffisante, il se porte comme aumônier volontaire en 1914. Pendant la guerre il est  nommé aumônier  titulaire du culte catholique au groupe des brancardiers des 88e et 151e divisions d’Infanterie. Six citations élogieuses l’honorent pour sa bravoure et son dévouement exemplaires, en première ligne sa sérénité et son courage surprennent ! Sur la ligne de feu il est toujours là pour réconforter les combattants par ses paroles et son exemple.

De ce fait en 1918, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Après la guerre, il reprend ses études et passa en 1920, une thèse remarquable sur un philosophe arabe chrétien de Bagdad, Yahyâ Ben’ Adi. Il fut reçut Docteur es Lettres avec mention très honorable.

Il rédigea également une Grammaire arabe qui fait toujours autorité. Il meurt en 1927, à Montpellier, des suites des gaz.

Le mois prochain : histoire des deux frères d’Augustin.