Un village d’Aubrac

Vue générale 2

Situé à environ 1000 mètres d’altitude, dans le département de la Lozère, Trélans appartient géographiquement à la région de l’Aubrac. C’est d’ailleurs dans la partie Nord de cette commune à la forme très allongée que se trouve le point culminant des monts d’Aubrac : le Signal de Mailhebiau (1465 m).

 Vue 2Orienté vers le sud, le village bénéficie d’une superbe vue vers la vallée du Lot, et au-delà vers les Cévennes et les gorges du Tarn. En 2014, Trélans a été retenu parmi les 82 communes qui constitueront le futur parc naturel régional (PNR) de l’Aubrac.

 VacheAujourd’hui, comme dans les siècles passés, l’activité essentielle de Trélans, village rural, est l’agriculture et l’élevage. Mais les cultures anciennes comme le seigle et le blé noir ont disparu tout comme l’élevage ovin. Désormais c’est l’élevage bovin extensif pour la viande qui prédomine, avec principalement la race Aubrac, race locale sauvée de la disparition dans les années 1970.

Administrativement la commune regroupe, outre le village de Trélans, plusieurs autres localités : Montfalgous, Plagnes, Noubloux, Le Cun, Piquemolle…

archives

Parchemin conservé aux Archives de la Lozère

Historiquement, Trélans est mentionné dès l’an 1268, lors d’une collation (nomination) de la cure par l’évêque de Mende. Un parchemin conservé par les Archives départementales de Lozère relate cette donation. La paroisse placée à cette époque sous la protection de Saint André (actuellement Saint Jacques) appartenait à l’abbaye de Conques. Elle abritait une église romane datant du XIIe située sur l’emplacement de l’actuel cimetière. Cet édifice sera démoli en 1894 et remplacé par l’église actuelle, construite un peu plus loin.

Jusqu’en 1789, Trélans constituera avec Saint Pierre de Nogaret et Saint Germain du Teil, le Mandement de Nogaret. Structure bénéficiant d’un statut particulier, ce mandement était représenté aux États Généraux du Gévaudan.

En 1721, la peste du Gévaudan se répandit à partir de Saint Laurent d’Olt puis de La Canourgue.

croixLe Mandement de Nogaret fut relativement épargné par l’épidémie. Les trois paroisses firent alors un vœu à Saint Roch et élevèrent une croix commémorative où l’on se rendait en pèlerinage, le lendemain du 15 août. À Trélans, cette croix ancienne existe toujours ; elle est implantée sur le mur nord-est du cimetière.

 Sur le plan démographique, Trélans a compté plus de 500 habitants au XIXe siècle. L’exode rural accentué à partir de 1880 par l’arrivée du chemin de fer dans la région, a progressivement entraîné une diminution de la population. Mais au recensement de 1911, il y avait encore 290 habitants, ce qui explique que Trélans comme tous les terroirs à vocation rurale, ait fourni un fort contingent de mobilisés, et de « Morts pour la France » en 1914-1918.

Actuellement la commune compte une centaine d’habitants.